30/06/2008
Nouveau site Internet du superbe produit ReSound Ziga
15:56 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, ziga, resound, audition, surdité, aides auditives, nouvelles technologies
15/04/2008
Nouvelle vidéo ReSound Ziga
Ci dessous la vidéo du nouveau produit de la famille Azure, dans son boitier silhouette: le ReSound Ziga, entrée de gamme présentant des algorithmes comme le SoftSwitching et le NoiseTracker.
11:55 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : resound, ziga, entrée de gamme, vidéo, numérique
14/04/2008
Un équilibre naturel avec ses aides auditives
Les aides auditives sont capables aujourd’hui de prendre en compte automatiquement les préférences en termes de volume des utilisateurs, selon les environnements, de façon automatique. En effet, ReSound a développé l’algorithme Environmental Optimizer programmé par l’audioprothésiste, afin d’ajuster le volume général des aides auditives en fonction du type d’environnement. Ainsi, les besoins du malentendant désirant plus de volume pour les sons de paroles faibles peut être accommodé sans manipulation. De plus, s’il veut que le volume soit moins important dans les situations bruyantes, ceci peut être configuré pour être pris en compte automatiquement. Il n’est donc plus besoin de faire de compromis dans le gain général comme par le passé. En fait, Environmental Optimizer ne nécessite même pas de potentiomètre sur l’aide auditive, ainsi cette option est disponible sur tous les modèles ReSound Azure. Le logiciel de programmation Aventa applique automatiquement les ajustements de volume dans 7 environnements d’écoute en tenant compte du degré de perte auditive. Ces valeurs suggérées l’on été sur la base d’études cliniques réalisées par GN ReSound, et sont présentées dans le Tableau 1 ci-dessous.
Les pondérations reflètent les tendances de groupe, et sont par conséquent conservatrices. L’audioprothésiste peut utiliser Aventa simplement pour ajuster les tendances personnelles de l’utilisateur comme illustré en Figure 7. Lorsque les aides auditives sont portées, le volume change en 1.5 sec quand un nouvel environnement est identifié.
11:15 Publié dans Environmental Optimizer | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecoute naturelle, équilibre binaural, ajustement du gain, volume control, potentiomètre
12/02/2008
Les Solutions pour entendre dans le bruit
Il y a 15 ou 20 ans, les utilisateurs d’aides auditives possédaient une option afin de réduire la gêne liée au bruit de fond, en effet ils pouvaient manipuler le Volume Control. Ils pouvaient également augmenter le volume dans les situations où ils trouvaient que le son était trop. Du fait de la popularité de l’amplification non linéaire dans les années 90, le nombre de patients appareillés sans VC diminuait alors de 20% par an (KOCHKIN, 2003). Le CIC était également pour quelque chose, mais en général cette tendance touchait toute l’audioprothèse. La raison de l’absence de cette option était principalement l’automaticité des aides auditives dans l’adaptation du gain au niveau idéal en fonction du niveau d’entrée, ainsi éliminant le besoin de manipulation le VC. Un autre bénéfice était le gain en esthétique du fait de l’absence du potentiomètre dans la conception des coques d’appareil, ainsi qu’au niveau du « look » en général, plus fin, avec moins de relief. En dépit de ces avantages, beaucoup d’utilisateurs exprimaient le désire d’avoir cette option ou étaient alors insatisfait de leurs appareils du fait de son absence (KOCHKIN, 2003, SURR et al, 2001 ; ARLINGER et BILLERMARK, 1999).
Nous ne pouvons donc pas affirmer encore à l’heure actuelle qu’un ensemble d’options ou de paramètres satisfassent les besoins du malentendant pleinement. Toutes les adaptations commencent par la prescription relative à des données audiométriques transmises par le médecin. Il est ainsi raisonnable de dire que le but d’une prescription d’appareillage est de fournir la meilleure intelligibilité tout en assurant le confort vis-à-vis des sons forts. Cette démarche ne prend donc pas en compte que le patient pourrait vouloir augmenter ou diminuer certains aspects dans différentes situations. Par exemple, un utilisateur pourrait vouloir plus de volume que ce qui est prescrit lors d’une réunion importante, au travail ou en famille, mais cependant vouloir moins de volume en lisant le journal dans le train… l’utilisateur ayant en plus une sensibilité plus importante au bruit de fond n’a plus qu’a éteindre ou retirer ses aides auditives lorsque les sons deviennent insupportables, mais risquant ainsi de passer à côté de l’information auditive.

L’utilisation d’aides auditives multi mémorielles avec des réglages pour différentes situations d’écoute pourrait être une solution à ce dilemme. Cependant la multitude de situations acoustique chez chacun d’entre nous impliquerait concrètement une multitude de programmes différents. Aussi, de nombreux utilisateurs n’utilisent pas les différents programmes proposés. NELSON et al (2006) ont rapporté chez un groupe d’utilisateurs d’appareils multiprogrammes des proportions de l’ordre de 10 H par jour sur le programme 1 et 2 H par jour pour les programmes 2 et 3 grâce au DataLogging. La figure 6 illustre le nombre d’heure moyen chez 19 participants passé dans chacun des 3 programmes durant une semaine et en fonction de l’environnement d’écoute. En plus de souligner la prépondérance du 1er programme omnidirectionnel, on peut également constater que selon l’environnement, l’utilisateur ne change pourtant pas de programme de façon efficace. Les aides auditives de cette étude possédaient un VC, et bien que son usage était modeste, les préférences en terme de volume différaient des cibles prescrites chez la plupart des participants. Par exemple, 5 participants avaient tendance à augmenter le volume dans des environnements de parole et à diminuer dans des environnements bruyants. Les autres participants auraient préféré des réglages de volume dans différentes situations mais sans manipulation de leur VC.
15:15 Publié dans Environmental Optimizer | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environmental optimizer, azure, audition naturelle
01/02/2008
La difficulté d'accepter ses aides auditives
Les études ont établies que l'amélioration de l'intelligibilité de la parole dans le bruit ne garantissait pas le succès de l'appareillage. En effet, nous avons vu dans les articles précédents (catégorie "Directionnalité Naturelle") le faible bénéfice lié à la directionnalité dans la vie de tous les jours (comparativement aux résultats en laboratoire et publiés par les fabricants) ainsi que l'interférence de cette directionnalité dans l'analyse de la scène auditive par l'utilisateur. Ces 2 facteurs pourraient aider à expliquer cette observation. Cependant nous ne pouvons l'expliquer aussi simplement. Après tout, la directionnalité n'est pas la même dans toutes les aides auditives.
Une autre facette des appareillages réussis est l'acceptation par l'utilisateur des sons amplifiés, les ressentant comme confortables, intéressants, et plaisants. Les utilisateurs d’aides auditives doivent se résigner à entendre les sons sans intérêts dans le but d’entendre ceux qui ont de l’intérêt, comme la parole. On peut affirmer que beaucoup d’utilisateurs ne portent pas leurs aides auditives du fait de l’amplification du bruit ou des bruits que font leurs réfrigérateurs ou même la chasse d’eau des toilettes. Pour obtenir un appareillage réussi, les utilisateurs doivent accepter ces sons. Cette idée a conduit NABELEK et ses collègues à affirmer que l’utilisation des aides auditives devrait être déterminée plus par la volonté de l’utilisateur à entendre et écouter dans un bruit de fond plutôt que sa capacité à comprendre la parole (NABELEK et al, 1991).
Cette notion d’acceptation du bruit de fond est individuelle et elle joue un rôle dans la réussite de l’appareillage. Chaque entendant a conditionné des réponses affectives aux différents sons perçus. Par exemple, beaucoup de gens considèrent le son que fait la roulette du dentiste comme désagréable mais également le rire d’un enfant comme plaisant même ci ces deux sons sont présentés à la même intensité. La musique est un type de stimulus auditif qui a été démontré comme évoquant des réponses émotionnelles très puissantes. BLOOD & ZATORRE (2001) ont trouvé que lorsqu’on écoute de la musique qu’ils avaient eux-mêmes choisis, leur flux sanguin augmentait dans les régions corticales réagissant aux stimuli induisant l’euphorie de la même manière que la bonne cuisine. Cependant, différents patterns du flux sanguin cortical furent observés en réponse à de la musique qui n’était pas plaisante et délibérément dissonante (BLOOD et al, 1999), renforçant l’idée que les sons peuvent être tolérés différents selon les personnes et dépendant de leurs associations émotionnelles.
Afin d’explorer l’idée que les différences de tolérance au bruit de fond peuvent être un déterminant primordial pour accepter et utiliser l’amplification, NABELEK et al (1991) ont développé la procédure du Niveau de Bruit Acceptable (ANL – Acceptable Noise Level) afin de déterminer le niveau de bruit de fond accepté par les individus lorsqu’ils écoute de la parole. Cette procédure est exprimée en dB et traduit la relation entre le niveau de parole entendu le plus confortable possible et le niveau maximum acceptable de bruit de fond. Un ANL bas indique une acceptation d’un haut niveau de bruit de fond et apparaît être une caractéristique individuelle unique sans lien avec l’âge, le sexe ou la sévérité de la perte auditive. Dans une étude plus récente portant sur 191 utilisateurs d’aides auditives, les niveaux ANL sans appareils furent prédictifs d’un appareillage réussi avec 85% d’efficacité, où les scores de S/B et d’autres caractéristiques individuelles n’étaient pas en relation avec l’utilisation des aides auditives (NABELEK et al, 2006). Une découverte moins encourageante était que sur les 191 individus testés, seulement 36% des adaptations étaient destinés à être réussies (ou acceptées). Ces résultats traduisent le fait que les aides auditives seraient utilisées lorsque les utilisateurs en auraient besoin. Les chercheurs ont pointé le fait que les technologies de gestion du bruit présentes dans les aides auditives étaient très importantes pour obtenir des appareils réussis et acceptés.
15:35 Publié dans Environmental Optimizer | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nabelek, Blood, Zatorre, ANL, acceptation, réussite, amplification
31/01/2008
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 9ème Partie
LA FLEXIBILITE MULTISCOPIQUE
Raisonnablement, des situations peuvent apparaître dans lesquels une réponse directionnelle bilatérale devrait résulter en une meilleure intelligibilité de la parole par rapport à la Directionnalité Naturelle. HORNSBY & RICKETTS (2005) ont démontré en condition de laboratoire que la performance en termes de rapport S/B pouvait différer pour une réponse directionnelle bilatérale comparée à une réponse asymétrique selon la localisation des sources de parole et de bruit. En effet,selon l'illustration de la figure 5, lors d'une réunion, un participant écoutant un interlocuteur se situant sur sa gauche, et présentant une adaptation asymétrique avec le rayon directionnel sur sa Droite, écouter son interlocuteur peut en effet apparaître plus difficile par rapport à une adaptation directionnelle symétrique, particulièrement en présence de bruit polluant comme ceux des projecteurs, de l'air conditionné, ou même des bruits de conversation provenant d'autre tables ou groupes. afin de prendre en compte de type de situations, ReSound a développé la Directionnalité Mulstiscopique. celle ci va traiter automatiquement 20 délais internes afin d'adapter les caractérsitiques directionnelles pour annuler les bruits en dehors du faisceau directionnel. Ce système fournit les mêmes bénéfices des caractéristiques directionnelle in situ, l'agalisation des basses fréquences, ainsi que la réduction des effets de proximité. Ajoutons à cela que la Directionnalité Multiscopique laisse à l'audioprothésiste le choix dans la largeur du faisceau employé afin de répondre le plus précisément aux besoins d'écoute de l'utilisateur. Par exemple, un professeur qui déjeunerai tous les jours à la même place sur une grande dans la cafétéria et désirerai discuter avec ses voisins de table comme ceux situés à côté de lui et en face (figure 5). Dans ce cas, l'adatation d'un rayon large serait la configuration la plus adaptée et appropriée que le faisceau étroit proposé par défaut par Aventa. La directionnalité Mulstiscopique propose 3 largeurs: +/- 80°, 120° et 180°.

12:25 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Directionnalité Naturelle, Directionnalité Multiscopique, Ricketts, Hornsby
25/01/2008
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 8ème Partie
LA SOLUTION: LA DIRECITONNALITE NATURELLE (Suite)
En terme de traitement du signal, la Directionnalité Naturelle incorpore un nouvel algorithme combinant un pattern de directivité invariable avec un traitement directionnel plus sophistiqué. Le rayon «focus » est un élément critique de la Directionnalité Naturelle et unique pour ReSound Azure. Bien que d’autres systèmes directionnels peuvent être adaptés asymétriquement, la directionnalité particulière de ReSound Azure maintient quant à elle un « focus » constant assurant ainsi un équilibre naturel en terme de volume (énergie) et de qualité sonore entre les 2 oreilles. Il existe 3 facteurs rendant ceci possible :
1. Le traitement directionnel tient compte des réflexions des sons sur la tête et le torse assurant ainsi des caractéristiques directionnelle in situ optimales. Ceci respecte ainsi les conditions de la vie réelle afin de reproduire les avantages soulignés en laboratoire.
2. la réponse dans les basses fréquences de l’oreille « focus » est égalisée avec la réponse en fréquence de l’oreille « monitor ». d’autres systèmes directionnels égalisent la perte des basses fréquences en mode directionnel en ajoutant du gain compensatoire dans cette région fréquentielle, cet ajout ayant pour effet de rajouter du bruit. Dans le cadre d’une adaptation asymétrique, la perception de cet ajout résulterait en un bruit plus important dans l’oreille « focus » par rapport à l’oreille « monitor ».
3. Les effets de « proximité » (autre inconvénient de la directionnalité) sont éliminés par le traitement directionnel de ReSound Azure. C'est-à-dire que les sons plus forts ou plus présents dans l’oreille tels que sa propre voix ou le bruit de vent sur les microphones dans le champ proche, sont ainsi évités.
Reposant sur les résultats de WALDEN et al (2004), la directionnalité s’est montrée plus efficace lorsque l’interlocuteur se situe en face du porteur soit légèrement sur le côté avec présence de bruit de fond. Cependant, les utilisateurs d’aides auditives sont seulement dans de type de situation à peu prés un quart de leur temps total d’utilisation (CORD et al, in press). L’application asymétrique de la directionnalité « focus » de ReSound Azure assure qu’une des 2 oreilles restera toujours dans le mode directionnel préféré (omni ou directionnel), éliminant ainsi la perturbation de l’analyse de la scène auditive entreprise naturellement par le cerveau. En d’autres termes, l’utilisateur bénéficie de l’avantage directionnel, mais également conserve sa capacité naturelle de basculer son attention sans interférence de la part de l’aide auditive.
10:35 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ReSound Azure, Directionnalité Naturelle, Walden, Cord, Surr, Recherche fondamentale, Audiologie
24/01/2008
ReSound Azure: Lauréat 2008 Janus de la Santé
Pour ses options novatrices, pour le design de ses accessoires, ReSound Azure a décroché le prix du design Janus 2008 de la Santé. Nous sommes très fiers de la reconnaissance des produits développés chez GN ReSound.

11:10 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Janus 2008, lauréat du design, Azure, accessoires, design
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 7ème Partie
LA SOLUTION : LA DIRECTONNALITE NATURELLE
Elle décrit une adaptation bilatérale reposant sur la supériorité du traitement cognitif par système auditif humain par rapport à la prise de décision artificielle d’un appareil auditif. Cette approche unique délivre une information acoustique différente à l’oreille droite et à l’oreille gauche pour offrir à l’utilisateur un bénéfice directionnel sans entrer en conflit avec le travail des centres supérieurs d’analyse de la scène auditive. Lorsque nous appareillons en directionnalité naturelle, une oreille « focus » et une oreille « monitor » sont déterminées avec précaution en se fondant sur les données audiométriques. L’oreille focus est automatiquement corrigée pour s’adapter au mode directionnel pour la scène acoustique, alors que l’oreille monitor est réglée avec une réponse omnidirectionnelle permettant à l’utilisateur de resté orienté dans l’environnement. Les entrées spécifiques dans les 2 oreilles ne dérangent pas l’analyse cognitive des courants simultanés de sons qui habille les situations de la vie réelle. Ainsi, l’information acoustique est rendu disponible au système auditif central et permet à l’utilisateur d’utiliser efficacement son sens de l’audition pour comprendre les propriétés des événements produisant du son.

Une revue de la littérature sur les préférences microphoniques et les appareillage directionnels asymétriques présente la directionnalité naturelle comme étant la configuration fournissant le bénéfice le plus important en terme d’audibilité, d’intelligibilité de la parole et de faculté d’écoute. La figure 3 résume cette revue. Pour l’audibilité, les différentes approches sont équivalentes lorsque le signal intéressant se trouve dans l’axe frontal. Cependant, la directionnalité limite l’audibilité lorsque le signal intéressant se trouve en dehors de l’axe frontal. Etant donné que cette dernière situation représente 20% du temps (WALDEN et al, 2004), c’est un scénario fréquent pour l’utilisateur. La directionnalité naturelle maintient quant à elle l’audibilité pour les signaux hors axe via l’oreille monitor. Concernant l’intelligibilité, il a été démontré qu’une approche asymétrique comme la directionnalité naturelle fournissait un bénéfice directionnel équivalent à la directionnalité symétrique. La directionnalité sélectionnable manuellement dépend de la reconnaissance appropriée des situations et du basculement d’un mode à l’autre. Enfin, la faculté d’écoute est significativement meilleure pour la directionnalité naturelle que pour d’autres configurations microphoniques dans des situations d’écoutes difficiles.
Le logiciel Aventa comprend un « calculateur », lequel suggère automatiquement quelle oreille devrait être adaptée comme étant l’oreille « focus » et laquelle en « monitor ». L’information utilisée pour déterminer cela est principalement constituée par les scores de reconnaissance vocale et les seuils auditifs. Les malentendants bilatéraux démontrent des différences interaurales dans la perte de S/B même lorsque leurs pertes sont symétriques. Egalement, leurs performances binaurales sont déterminées par l’oreille présentant la plus petite perte de S/B (WALDEN & WALDEN, 2005). Ainsi, si l’audiométrie vocale est disponible dans NOAH et indique une différence significative dans la performance interaurale, alors la meilleure oreille sera sélectionnée comme l’oreille focus. L’audioprothésiste peut aussi entrer les résultats de son audiométrie vocale directement dans Aventa. Dans le cas où les scores de reconnaissance de la parole ne sont entrés, l’oreille avec la meilleure audition sera sélectionnée dans le cas des pertes asymétriques, dans le cas de pertes symétriques, sera sélectionnée l’oreille Droite. Dans ce cas ci, le choix de l’oreille droite repose sur la connaissance que la majorité des individus présente un avantage d’écoute des sons de parole sur l’oreille droite (BRYDEN, 1982).

10:50 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Directionnalité Naturelle, études, calculateur oreille "focus", aventa, oreille monitor, directionnalité naturelle, ReSound Azure
23/01/2008
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 6ème Partie
UNE APPROCHE D’APPAREILLAGE NON CONVENTIONNELLE (suite)
L’avantage de l’appareillage asymétrique en termes d’audibilité des sons provenant de différentes directions est illustré sur la figure 2. L’illustration de gauche représente l’appareillage omni bilatéral. Dans ce cas, l’interlocuteur se trouvant en face ainsi que ceux sur les côté et derrière est entendu, mais pas nécessairement intelligible. Dans l’illustration centrale, l’utilisateur est appareillé en directionnel bilatéral. Dans cette configuration, l’interlocuteur en face sera entendu et intelligible, mais l’audibilité pour les autres interlocuteurs sera nettement réduite. Enfin, l’illustration de droite présente la configuration asymétrique. Cet appareillage présente d’abord l’avantage de l’audibilité et de l’intelligibilité du directionnel symétrique ainsi que de l’audibilité de l’omnidirectionnel symétrique. Ainsi l’audibilité et l’intelligibilité sont préservées pour les différents interlocuteurs.

L’appareillage asymétrique a également évalué dans un autre champ d’investigation, en conditions réelles. CORD et al (in press) appliquent une stratégie asymétrique dans les adaptations sans résultats probants avec des aides auditives directionnelles automatiques. Comme BENTLER et al (2004), aucune différence n’a été retrouvée dans le comparatif du bénéfice directionnel mesuré en laboratoire pour les configurations directionnelles symétriques et asymétriques. Cependant, ces 2 configurations ont délivré de meilleures performances que l’omnidirectionnel symétrique. Les sujets ont ici été testés dans les conditions réelles dans lesquelles ils ont l’habitude d’évoluer et ont ainsi évalué leur facilité et aisance d’écoutes ces situations. Ils ont été appareillés d’une part avec l’omnidirectionnel symétrique et d’autre part avec l’appareillage asymétrique. Les situations d’écoute furent attribuées à un des 2 groupes : celles dans lesquelles l’omnidirectionnel devrait être favorite et celles dans lesquelles le directionnel devrait être favoris. L’analyse a porté sur les enregistrements des situations d’utilisation de 1 612 sujets et a révélé une aisance d’écoute significativement plus grande en condition asymétrique par rapport à la condition omnidirectionnelle symétrique dans les situations privilégiant la directionnalité. Il n’y avait cependant pas de différence dans l’évaluation de l’aisance d’écoute entre les 2 modes dans les conditions favorisants la réponse omnidirectionnelle. Ces résultats ont amené les chercheurs à l’évidence suivante : d’abord, l’appareillage asymétrique fournit un bénéfice directionnel qui s’étend également dans les situations réelles, mais également, il peut fournir le bénéfice directionnel à des utilisateurs précédemment déçus par la directionnalité sélectionnable.
10:25 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : azure, cord, bentler, adaptation asymétrique, symétrique, bilatérale
22/01/2008
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 5ème Partie
UNE APPROCHE D’APPAREILLAGE NON CONVENTIONNELLE
Une idée nouvelle et non orthodoxe permettant aux utilisateurs d’aides auditives de bénéficier de l’avantage directionnel sans requérir le basculement d’un mode directionnel à un mode omnidirectionnel est proposée par l’adaptation asymétrique. Cette approche permet également d’éviter les conflits entre les analyses des scènes acoustiques et auditives des appareils avec la bascule directionnelle automatique. Le bénéfice de l’adaptation asymétrique pour le malentendant est l’absence de manipulation dans le mode directionnel souhaité, ainsi que la présence continue d’un mode microphonique préféré sur l’une ou l’autre oreille.
Alors qu’une stratégie d’adaptation asymétrique peut paraître inhabituelle et contre productive, elle est au contraire aussi bénéfique que la directionnalité bilatérale tout en évitant les difficultés liées aux bascules automatiques et manuelles. BENTLER et al (2004) ont étudié 5 stratégies d’adaptation différentes, c'est-à-dire : omnidirectionnelle binaurale, directionnelle binaurale avec 3 polarités différentes, et asymétrique avec directionnelle hyper-cardioïde à droite et omnidirectionnelle à gauche. En termes de bénéfices directionnels mesurés, ils n’ont pas trouvé de différences significatives entre les adaptations asymétriques et directionnelles bilatérales. Les adaptations asymétriques et directionnelles bilatérales procurent de meilleurs bénéfices significatifs comparativement à l’adaptation omnidirectionnel bilatérale. Nous pouvons ajouter à cela que les scores subjectifs de qualité sonore furent similaires entre les adaptations symétriques et asymétriques.
16:45 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ReSound Azure, Directionnalité Naturelle, ARL, Recherche fondamentale, Audiologie, Bentler, support audiologique
18/01/2008
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 4ème Partie
ANALYSE DE LA SCENE ACOUSTIQUE VERSUS ANALYSE DE LA SCENE AUDITIVE
Quelques fabricants d’aides auditives, dont ReSound, ont introduit des produits basculant automatiquement d’un mode directionnel à l’autre en se fondant sur les caractéristiques physiques de l’environnement, connu également sous le terme d’Analyse de la Scène Acoustique. Cependant, aucun des fabricants n’utilise les mêmes techniques dans cette analyse, ni n’emploie les mêmes critères dans son basculement automatique. Les algorithmes qui régissent ce basculement diffèrent également sur la question du délai. Ce basculement automatique est destiné à rendre la vie des utilisateurs plus facile, cependant, il peut également devenir une source d’irritation et de frustration. L’attente des utilisateurs n’est pas en effet toujours la même que ce que prétend l’algorithme qui régit le système directionnel, c'est à dire ce qui est prédit par l’analyse de la scène acoustique. Par exemple, lorsque quelqu’un parle avec une autre personne dans une soirée, une des deux personnes peut décider de modifier son attention sur une autre conversation se déroulant à côté d’elle et revenir après sur sa conversation principale. Une aide auditive basculant automatiquement en directionnel dans ce cadre ci, en se reposant sur l’analyse de la scène acoustique, décidera que l’utilisateur désire entendre ce qui se passe en face de lui. Cependant, ce système automatique privera le malentendant de l’information nécessaire à prendre lui-même la décision de modifier son attention sur une discussion (ou simplement une source sonore) lui paraissant plus intéressante à ce moment précis. Ces différents systèmes automatiques ne savent en réalité pas ce que le malentendant désirent entendre, percevoir, et sur quelle source de sons l’être humain désire porter son attention. De la même, nous pourrions imaginer un système automatique basculant sur un programme musique (avec les différents réglages que cela implique), cependant, légitimement, nous pourrions réfléchir à la question, qu’est ce que la musique pour vous, pour moi… j’espère que mon aide auditive ne basculera pas sur me programme « musique » lorsque de la musique techno sera diffusée près de moi… un être humain ne réalise pas l’analyse de la scène acoustique, mais réalise ce que nous appelons l’Analyse de la Scène Auditive.
L’analyse de la scène auditive est le processus par lequel le système auditif humain fait le tri, classe et interprète le courant complexe de l’information acoustique dans les environnements naturels. L’énergie acoustique provenant de différentes sources sonores est mélangée dans l’oreille de l’individu, qui peut utiliser son sens de l’ouie afin de suivre chacun d’eux individuellement, et dans le but de modifier son attention sur les différentes sources sonores (BERGMAN, 1990). Un processus auditif central (niveau élevé du système auditif) sert de médiateur dans l’analyse de la scène auditive, et par conséquent demeure une capacité (humaine) chez la plupart des utilisateurs d’aides auditives du fait justement de sa place à un niveau élevé de l’audition centrale, et du fait également de la raison de la perte auditive située généralement en périphérie du système auditif (cochlée). En effet, les aides auditives ont pour but de compenser les effets des dommages périphériques, telles que les pertes d’audibilité et de compression dynamique. Cependant, à partir de cette constatation, il faut également garder à l’esprit que ces aides auditives ne prennent pas en compte l’entièreté du système auditif humain. Les stratégies de traitement du signal peuvent potentiellement interférer avec la médiation de l’information auditive se produisant à cet étage élevé du traitement central.

Par conséquent, lorsque la directionnalité automatique peut fournir en effet le bénéfice directionnel à des individus n’étant plus capable ou ne désirant pas choisir eux même le bon mode directionnel, cela peut également provoquer un conflit avec l’Analyse de la Scène Auditive réalisée chez l’être humain au niveau central (élevé).
11:25 Publié dans Directionnalité Naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ReSound Azure, Directionnalité Naturelle, Recherche fondamentale, Audiologie, scene acoustique, scene auditive
17/01/2008
Modification des constantes de temps de compression
Le système de compression équipant les aides auditives ReSound Pulse présente une modification des constantes de temps (de rapides à lentes) selon les environnements. En effet, en présence d'environnement bruyants (en majorité constitué par du bruit), le système fera basculer les constantes de temps qui régissent l'amplification sur des valeurs lentes, inversément, en présence majoritaire de paroles, le système basculera sur des constantes rapides. En effet, ces choix sont judicieux quant il s'agit d'apporter une amplification confortable en milieux bruyant, et une parole claire en milieu conversationnel, afin de distinguer clairement les différents traits caractéristiques du signal vocal. L'illustration ci dessous montre la détection par la puce Coyote C3.1 équipant les ReSound Pulse, des différents environnements selon la proportion soit de la parole, soit du bruit, et le basculement sur telle ou telle constante.
15:45 Publié dans Compressions Numériques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ReSound, Pulse, Compression, constantes de temps, environmental tuning
ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 3ème Partie
LA DIRECTIONNALITE EST-ELLE LA SOLUTION?
A travers l’histoire des aides auditives, le développement de ces dernières s’est concentré sur l’amélioration des difficultés de perception dues aux dommages périphériques du système auditif. La manifestation de ces difficultés de perception pour beaucoup de malentendants est une réduction de la compréhension de la parole, particulièrement en présence d’un fond sonore (bruit de fond).
Il a été démontré que l’utilisation des microphones directionnels améliorait le rapport signal/bruit (SNR) – et donc la reconnaissance de la parole – dans de nombreuses études conduites en laboratoire (NIELSEN, 1973 ; VALENTE et al, 1995 ; WOUTERS et al, 1999 ; PUMFORD et al, 2000 ; WALDEN et al, 2000) avec un bénéfice directionnel, rapporté dans ces études, allant de 3.27 dB (PUMFORD et al, 2000) à 8.5 dB (VALENTE et al, 1995). Des résultats aussi convainquant que ceux-ci ont constitué la base de la promotion des microphones directionnels en tant que solution prouvée pour les plaintes liées à l’audition dans le bruit. Grâce à de telles améliorations du rapport signal/bruit (S/B) , on peut penser que les difficultés que les malentendants rencontrent dans le bruit sont résolues. Le sont-elles ? De plus, de nombreuses aides auditives proposent l’option de basculer manuellement d’un mode omnidirectionnel à directionnel, et donc de permettre la configuration microphonique optimale dans les situations où le signal qui intéresse le malentendant n’est pas face de lui. Comme nous avons pu le discuter plutôt, cependant, l’intelligibilité de la parole dans le bruit améliorée n’est pas la garantie d’une utilisation satisfaisante de ses aides auditives. CORD et al (2004) ont continué à travailler spécifiquement sur la satisfaction, mais n’ont pas trouvé de lien entre le succès d’un appareillage directionnel et le bénéfice directionnel mesuré en laboratoire. Une autre raison ne permettant pas d’affirmer que la directionnalité assure un appareillage réussi et satisfaisant est liée au bénéfice directionnel dans la vie réelle de tout les jours, en opposition aux conditions « contrôlées » du laboratoire de recherche. En effet, des études assez anciennes comme celle de NIELSEN (1973) n’ont pas établie les mêmes bénéfices saisissants de la directionnalité dans la vie réelle que ceux relevés en laboratoires. Une des raisons de ce désaccord est que les caractéristiques de l’environnement affectent significativement le bénéfice directionnel. Celui-ci sera le plus important dans une chambre anéchoïque et diminuera en fonction de l’augmentation de la réverbération (MADISON et HAWKINS, 1983 ; HAWKINS et YACULLO, 1984 ; RICKETTS et HORNSBY, 2003). D’autres facteurs liés à l’environnement physique comprennent la localisation de la source de bruit, la séparation du bruit et du signal, et la distance par rapport au signal (AMLANI, 2001).
En complément des aspects acoustiques mentionnés ci-dessus, WALDEN et al (2000) ont suggéré de nombreux aspects individuels pouvant intervenir dans l’incohérence observée entre le bénéfice significatif directionnel mesuré en laboratoire et le bénéfice mesuré par le malentendant dans sa vie de tous les jours. Il y a 2 points à tenir en considération :
- D’abord, le malentendant peut ne pas avoir appris à basculer en directionnel durant la période d’essais. Une utilisation appropriée du programme directionnel nécessite que le malentendant analyse et reconnaisse les situations dans lesquelles la directionnalité pourrait être avantageuse, qu’il sache l’activer, et même qu’ils sachent manipuler son environnement afin de maximiser l’avantage directionnel. Ajoutons que les malentendants doivent rencontrer ces situations de vie réelle dans lesquelles ils peuvent potentiellement tirer profit de la directionnalité. Par exemple, les individus qui portent seulement leurs aides auditives dans des environnements présentant des rapports S/B très favorables ne percevront probablement pas de bénéfices en mode directionnel.
- Enfin, la directionnalité présente le potentiel pour interférer avec la capacité de l’être humain de maintenir son attention sur l’environnement d’écoute et de basculer son attention sur une autre source sonore de son environnement.
Suite à cette réflexion, on peut penser que de nombreux utilisateurs d’aides auditives présentant un programme omnidirectionnel ET un programme directionnel ne profitent pas ce dernier. CORD et al (2002) se sont entretenus avec 112 patients appareillés avec ce type d’aide auditive depuis au moins 6 mois et ont trouvé que plus de 1/3 d’entre eux ne basculait pas d’un mode à l’autre. Parmi les raisons invoquées, la méconnaissance du moment opportun pour basculer en directionnel, l’absence de bénéfice ressenti en mode directionnel dans des environnements bruyants ainsi que les difficultés liés à la manipulation pour changer de programme. Les participants à cette étude ayant changé de programme ont passé approximativement ¼ de leur temps en mode directionnel. Les situations dans lesquelles le mode directionnel était le plus utile furent celles où l’environnement était bruyant et où le signal qui intéressait l’utilisateur était en face et relativement près de lui. L’influence de ces caractéristiques sur le choix du mode fut corroborée par SURR et al (2002), où étaient appareillés 11 patients avec des appareils où le mode directionnel était sélectionnable manuellement. Les testeurs ont également demandé aux patients de conserver un journal décrivant les situations dans lesquelles le mode directionnel était préféré. Dans une étude de suivi, WALDEN et al (2004) ont révélé que les patients adultes passaient le plus clair de leur temps dans des situations acoustiques difficiles et ont confirmé les études précédentes qui tendent à lier les caractéristiques physiques de l’environnement aux préférences microphoniques. Ils suggèrent donc que le fait de connaître 3 caractéristiques de l’environnement, c'est à dire la localisation du signal (interlocuteur), la distance avec ce dernier et la présence ou l’absence de bruit de fond, permettrait d’adapter le mode (direct ou omnidirectionnel) de façon optimale pour les situations d’écoute de la vie de tous les jours du patient. Une implication technologique importante est que les aides auditives qui peuvent caractériser précisément l’environnement acoustique devraient également être capable de sélectionner le mode microphonique optimal.

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ReSound Azure: L'Audition Naturelle - 2ème Partie









